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Un savoir-faire d’exception
L’orient, ou l’éclat des perles noires
La perle noire possède un effet miroir qui renvoie la lumière à sa surface. Apprécier cet orient exige un œil expert. Développer ou acquérir des fermes perlières à l’autre bout du monde pouvait sembler déraisonnable ; pour Robert Wan, c’était une question de vision et de maîtrise. Cinq ans après la création de Tahiti Perles, il choisit d’affronter les aléas climatiques, les risques sanitaires et l’incertitude économique afin de passer d’une production artisanale à une organisation plus structurée. Il y parvint en partageant les expériences, en analysant les échecs et en reconnaissant l’expertise de ses collaborateurs. Il savait aussi que le processus resterait exigeant : plus la culture est longue, plus la perle devient rare et précieuse.
La perliculture dépend autant de la qualité du lagon et de l’eau que des femmes et des hommes qui y travaillent. Robert Wan recruta les meilleurs greffeurs et rechercha les biotopes les plus favorables. Grâce à des équipes et des installations d’excellence, il put produire les plus belles perles avant de les confier aux grandes maisons de joaillerie.
Depuis près de quarante ans, l’humain demeure au centre de son projet. Plus de deux cents personnes travaillent dans ses structures perlières de Marutea Sud. Les greffeurs, souvent héritiers du savoir-faire d’anciens maîtres, jouent un rôle essentiel dans la qualité des perles, mais ils ne sont pas seuls. Les éleveurs collectent et font grandir les huîtres jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à être greffées, puis les protègent jusqu’à la récolte tant attendue. Scientifiques et chercheurs étudient également le biotope et l’huître perlière afin d’assurer le bon fonctionnement des fermes et d’améliorer les techniques. Enfin, le tri exige précision, sens du détail et sensibilité esthétique pour reconnaître les plus belles perles.